dimanche 28 avril 2013

Le vide sanitaire

Cette semaine, c'était l'opération "vide sanitaire".

Lundi : stratégie du hérisson.
On bétonne à nouveau et on ferraille.

Mardi : encerclement.
Le film anti-termite est installé. Les agglo viennent par dessus.

Mercredi : deuxième rangée d'agglo.

Là, on voit bien les deux centimètres entre les deux maisons.

Jeudi : travail au millimètre pour le troisième et dernier rang.
Les trois rangs ont été ferraillés horizontalement à l'intérieur.
La semaine suivante, du béton sera coulé dans les agglos.

Vendredi : 4 rangs de parpaings pour les entrées de maison.
Les premiers tuyaux apparaissent.
Les agglos blancs sont en polystyrène : ils servent à faire le volume pour couler le béton autour.
Ensuite, ils seront enlevés pour créer les aérations du vide sanitaire.

Vendredi soir, le terrain est rendu en bon état, aucun déchet ne traîne. Les deux ouvriers ont travaillé de 8h à 17h (avec les pauses réglementaires) de manière minutieuse et sérieuse.

Pour les anciens : le laser a remplacé le fil à plomb et tout est millimétré.

jeudi 18 avril 2013

C'est parti !

Cette fois, c'est parti. Un peu de printemps, et on en a profité pour creusé des trous avec notre seau et notre pelle. On a semé du bon béton bien frais. On espère que ça poussera bien, maintenant !

 
Fondations sur fond de cerisiers en fleurs
      
Béton tout frais coulé
Le plan des fondations

C'est pour poser les plots pour une terrasse en bois.
Presque 1 m de long sur 0,3 de large, ça devrait tenir, je pense...

Haute couture en grilles métalliques

La même en double croisement
Ca, c'était les recommandations juste avant.

Et là, c'est pour juste après. Patience.


mardi 2 avril 2013

L'art de la patience

Louer une maison : 15 jours
Un peu de recherche, et hop !

Acheter une maison : 4 mois
Un mois de recherche, quelques délais réglementaires et notariaux, et voilà.

Faire construire : 1 an
Acheter un terrain, trouver un constructeur, construire.

Pour nous : 3 ans
1è phase : réflexion autour de l'habitat groupé (juin 2010 - mai 2011)
2è phase : achat du terrain (mars 2011 - septembre 2011)
3è phase : permis de construire (septembre 2011 - janvier 2012)
4è phase : études thermique, de sol, etc. (novembre 2011 - avril 2012)
5è phase : appel d'offres aux artisans (mars 2012 - septembre 2012)
6è phase : dialogue avec les artisans jusqu'à signature (août 2012 - février 2013)
7è phase : construction (janvier 2013 - décembre 2013 ?)

Alors c'est pas deux mois de flotte d'affilée
qui vont nous faire perdre patience !!!

En attendant,
pendant qu'on profite de ce moment de pause,
un conseil
...


Pourquoi c'est si long ?
C'est un projet expérimental pas commun. Les maisons passives débutent dans le Sud-ouest, les artisans ne sont pas forcément au point, il faut coordonner les travaux différemment, des études sont menées pour éviter les écueils importants, et après viennent les détails...

lundi 1 avril 2013

Le prêt relais

Quand on est propriétaire d'une maison et qu'on souhaite en changer, il faut à un moment donné vendre l'ancienne maison, puis acheter la suivante.

Le prêt relais, comme son nom l'indique, permet de faire le relais entre les deux situations : vous habitez toujours votre ancienne maison, vous construisez l'autre pendant ce temps-là. Et quand c'est terminé, vous emménagez et vous vendez l'ancienne. Pendant ce temps-là, vous payez uniquement des intérêts sur la somme due et vous remboursez la totalité à une échéance donnée.

Facile.

L'inconvénient, c'est que les intérêts sont très chers et donc qu'il faut réduire le temps passé à rembourser. Donc terminer ua plus vite la maison à construire et vendre au plus tôt l'ancienne. Si les délais s'allongent, ça coûte un bras, et si jamais l'une ou l'autre des opérations ne se fait pas dans les délais (la construction ou la vente, en général sur 12 ou 24 mois maxi), c'est la panique : après négociation et reports, la banque peut réclamer la totalité de la somme et peut donc faire vendre aux enchères vos biens.

La tendance étant à l'allongement des durées d'acquisition et à l'incertitude sur la durée de construction, il faut donc faire attention et sécuriser son parcours autant que possible.

J'ai trouvé cette image dans un autre blog de construction.
La page sur le prêt relais est bien faite et pédagogique et comme j'ai pour habitude de ne pas réinventer l'eau tiède,
je vous laisse le lien ici : http://lapajaparis.ouvaton.org/HousePret.html


Nous avons procédé autrement

Nous avons procédé autrement : nous avons vendu notre ancienne maison et loué une autre pendant la durée des travaux. Bien sûr, ça signifie deux déménagements, mais c'est aussi l'assurance d'avoir l'argent en caisse avant d'attaquer le projet : on est un plus serein comme ça. C'est aussi un loyer à payer, mais ça reste moins violent qu'un prêt relais. Et comme les travaux tardent à cause des intempéries, on ne regrette pas.

Il y aura une période limitée où nous aurons à payer à la fois le loyer et les intérêts de l'emprunt normal. Normalement, ça ne se fera qu'en fin de chantier puisque nous avons un apport personnel.

Comme location, nous avons trouvé à 200 mètres du chantier de construction : on peut surveiller tous les jours l'avancée des travaux (et donc voir qu'en ce moment, ça n'avance pas, mais que le tractopelle reste sur place dans l'eau, prêt à creuser quand ça aura séché). Nous avions même trouvé une location voisine du terrain, mais on s'est fait souffler la place...

En attendant, on a stocké des cartons dans le garage. Et on n'y touche pas.
Comme quoi, ça doit être plein de choses indispensables dedans...

Autre inconvénient possible de l'affaire : tout l'argent est en ce moment en banque. Et la situation bancaire, économique et monétaire n'est pas franchement rassurante. Donc on aimerait bien que les travaux commencent afin que nous ne soyons pas victimes d'un braquage par des gangsters en col blanc si jamais on nous fait un coup du genre Chypre ou Grèce. Ce risque est quand même moindre qu'un prêt relais, mais les probabilités ne sont pas nulles.

Notre choix entre le prêt-relais et la solution non bancaire (vente puis location) s'est fait en fonction de la sécurité et de la sérénité qu'on pouvait en tirer. La construction est déjà une épreuve, si on ajoute des incertitudes de financements ou autres, ça rend la vie plus stressante.

lundi 25 mars 2013

L'eau. Ha l'eau quoi...

Il continue de pleuvoir, juste assez pour ne pas creuser les fondations.
Alors justement, profitons-en pour parler d'eau !

1875 : inondation centenale de la Garonne
Le Président Mac Mahon en visite : "Que d'eau, que d'eau !"
Le préfet : "Et encore, vous ne voyez que le dessus..."
Parfois, il ne pleut pas. Il fait même chaud par chez nous, entre mai et septembre. Très chaud, et soif aussi.

Alors le constructeur craignant la soif aura prévu des réserves, avec premièrement une cave pour son vin, et deuxièmement une citerne d'eau. Nous parlerons ici de l'eau. Désolé.

Nous sommes raccordés au réseau d'eau potable local (payant), géré par Véolia. Et nous avons aussi une liaison directe avec les cieux (gratuit) comme fournisseur d'eau avec une citerne d'eau pluviale de 12 mètres cube.

Pourquoi 12, et pas 9 ou 25 ?
En fait, pour les constructions neuves, il est obligatoire à Agen de prévoir une cuve de rétention d'eau. En construisant, on imperméabilise le sol sur la surface de la construction et l'eau qui devait pénétrer dans le sol s'écoule vers les réseaux d'évacuation et les sature en cas de gros orage.

Donc, des cuves sont imposées pour retenir un peu d'eau et retarder son écoulement. Le calcul du volume nécessaire est fait par les services de l'agglomération. La formule est compliquée, mais le résultat pour nous a été 11 mètres cube.

Donc, hop, on enterre trois cuves béton de 4 mètres cube reliées en série. Et on se sert dedans bien sûr pour arroser le jardin et alimenter les toilettes. Il faut donc penser à une pompe, aux tuyaux, aux filtres, aux clapets pour ne pas mélanger les eaux dans les réseaux, aux moustiques (bien étanchéifier les cuves pour ne pas que les bestioles se reproduisent dans l'eau), au moment où la cuve est vide (pour ne pas pomper dans le vide), etc.

Pour l'eau des machines (linge et vaisselle), on prendra l'eau des chauffe-eau qui n'aura donc pas besoin d'être chauffée par les machines, d'où économie d'électricité.

L'investissement initial est non négligeable, mais on consommera beaucoup moins d'eau potable.

jeudi 14 mars 2013

Le chauffage

Et comment que ça se chauffe, tout ça ?

Comme il s'agit d'une maison passive, les besoins de chauffage sont réduits. On prend en compte tous les apports caloriques pour combler ces besoins.

L'isolation
L'ossature bois permet de remplir les murs d'isolants (ouate de cellulose) de bonne tenue. Ainsi, le froid ne rentre pas, et la chaleur ne sort pas.
C'est aussi une maison étanche, où quand tout est fermé, pas un souffle d'air n'entre ni ne sort accidentellement. Deux tests d'étanchéité sont prévus au cours du chantier : le premier une fois la maison hors d'eau - hors d'air (murs, toit, portes et fenêtres montés) et le second à la fin du chantier.

Le soleil !
Peu de fenêtres du côté des intempéries (Ouest, Nord). De larges espaces vitrés côté Sud-Est pour recevoir un maximum de luminosité en hiver et bénéficier ainsi de la chaleur du soleil.
Naïvement, nous avions d'ailleurs pensé que toutes les fenêtres seraient à triple vitrage, mais non. Il est nécessaire que les baies vitrées soient double vitrage, sinon la chaleur du soleil ne passe pas, et c'est autant de chauffage à consommer en plus. C'est notre thermicienne qui nous l'a dit.

Les fenêtres (encore le soleil !)
Il passe aussi de drôles d'idées dans la tête des thermiciennes : les fenêtres sont habituellement placées dans leur cadre vers l'intérieur de la maison. Chez nous, elles seront au milieu du cadre, afin que le soleil ne soit pas caché par les rebords. Mine de rien, ça fait gagner 1 KW. Et quand la limite est à 15, ça fait beaucoup !

La conception
Si on construit une maison, ça fait 4 murs en contact avec l'extérieur.
Si on construit deux maisons distinctes, ça fait donc 8 murs au total.
Si on construit deux maisons mitoyennes, ça fait 6 murs en tout, puisque deux murs se touchent et ne sont donc pas en contact avec l'extérieur. Et hop, toujours ça de gagner encore !
On améliore le tout avec une maison compacte (le moins possible de formes architecturales en L, en T, en U). L'idéal reste le carré légèrement rectangulaire, avec les pièces à vivre au soleil, les autres au fond pour faire tampon avec l'extérieur.
Nous, on a craqué : notre chambre dépasse un peu beaucoup du carré réglementaire optimisé ! 

Les apports de chaleur divers
On prend en compte tout ce qui produit de la chaleur d'une manière ou d'une autre : habitants, appareils électro-ménagers, informatique, eau chaude, etc.

La ventilation
Il s'agit d'une ventilation double flux, une pour chaque maison. Si vous avez bien suivi, les maisons sont étanches, donc il faut faire sortir artificiellement l'air usagé vers l'extérieur et faire rentrer de l'air neuf. L'idée du double flux, c'est que l'air qui rentre ne croise pas l'air qui sort, mais ils passent l'un à côté de l'autre, se tempérant mutuellement. Ainsi, quand il fait froid dehors, l'air chaud de dedans qui sort réchauffe l'air froid de dehors qui rentre. Et hop, toujours ça qui n'est pas à chauffer !

Le puits canadien
Cette clim naturelle sert surtout l'été. Ca peut aussi servir en hiver. L'air glacé extérieur est capté à 50 mètres du point d'entrée dans la maison, passe à 2,5 mètres sous terre où la température constante est de 14°C, et il est donc préchauffé avant d'arriver dans la ventilation double-flux. Hop.

Oui, mais comment on chauffe ?
Ha oui, c'est vrai, on n'a pas chauffé encore... Et on ne devrait pas chauffer beaucoup, parce que ce qui est prévu ci-dessus devrait suffire. Ca nous a d'ailleurs posé problème au départ pour trouver un système de chauffage qui ne chauffe pas. Enfin, pas trop.
Ceci dit, on est prudent, et comme c'est expérimental, on s'est quand même prévu un poêle à granulés pour nous et un chauffage électrique d'appoint pour l'autre maison. Mais on ne devrait avoir besoin que de 0,75 KW, c'est-à-dire très peu de choses. Les plus petits poêles ne descendent pas en-dessous de 1KW (celui que nous avons pris). Les inserts se situent entre 10 et 25 KW.

mercredi 13 mars 2013

Les temps changent

Ca y est !

Il a enfin cessé de pleuvoir !!!



Il neige...


Pourquoi est-ce si important qu'il ne pleuve pas ?

Parce qu'il faut que le terrain soit à peu près sec pour pouvoir creuser les fondations. Certaines parties de ces fondations vont chercher le sol dur à 1,5 mètre sous le niveau naturel.
Une fois que le trou est fait, il ne faut pas qu'il soit humidifié pour que le béton sèche dans les meilleures conditions possibles. Si jamais ça mouille entre le creusage et le bétonnage, il faudra pomper l'eau, laisser sécher comme il faut, et c'est encore plus galère.

Mais une fois que le béton des fondations sera sec, on pourra passer à la suite sans se soucier du temps qu'il fait. En attendant...