samedi 8 juin 2013

Marche à l'ombre

La semaine dernière, précisément du 3 au 7 juin 2013, il a fait beau !

Alors les travaux ont avancé ?

Bah non. Ils ont bien essayé, mais l'accès aux derniers mètres était vraiment trop embourbé et il a fallu attendre jeudi. Là, la dalle a été terminée. Ouf !
Ca veut dire qu'on va pouvoir passer à l'opération "Charpente" dans une semaine. Enfin, si les camions parviennent à passer... Car c'est pas gagné : il a plu de nouveau et de manière abondante ces dernières heures, et c'est pas terminé.
Pour le maçon, c'est déjà foutu pour la semaine prochaine : il devait creuser les tranchées pour les évacuations, mais c'est trop boueux.

La dalle est coulée, les plots de la terrasse sont prêts, le film anti-termites a été nettoyé et rabattu, et les abords ont été remblayés.

Alors, en attendant, le beau temps estival, on a profité des rayons de soleil pour savoir si oui ou non, on devait conserver les grands sapins au fond du jardin.
L'architecte nous conseillait de conserver les deux un moment, pour voir. Madame voulait en couper un (le plus près de la maison) et étêter l'autre. Et moi, j'étais dans le rôle d'Attila : on rase tout, les sapins ça sert à rien, ça tombe sur les maisons et ça fait pas d'ombre là où on veut, et ça pègue.

Un ami macho me disait : il faut laisser les conifères... 

Donc, travaux pratiques à base de photos d'ombres de sapins (faites le 19 mai). Le but : savoir si l'ombre nous protégeait en été et ne nous embêtait pas en hiver.
8 H : l'ombre ne touche pas la maison.

9 H 45 : l'ombre touche le bord.
Pas de fenêtre à cet endroit.

10 H 45 : la porte de la chambre est à l'ombre du sapin le plus proche,
celui qui va être coupé de toute façon...
11 H 45 : les petits trucs rouges qui dépassent derrière les flaques d'eau sont les plots de la terrasse.
Ca veut dire que la terrasse pourrait être en petite partie à l'ombre du sapin le plus proche.

Toujours 11 H 45 d'un autre angle.
Seule la porte de la chambre est ombragée.


13 H : c'est terminé.
Reste un peu d'ombre sur la terrasse.


Bilan : COUPEZ MOI CA !!!
L'arbre le plus plus proche produit un peu d'ombre sur la terrasse seulement, et pas pendant très longtemps.
Et comme il est trop près pour être conservé (on a déjà subi des dégâts de sapin tombé sur une maison, ça vaccine bien), on le coupe.
L'autre sapin ne produit rien, et risque même de nous faire de l'ombre dans les vitrages en hiver.
Hop, on rase tout et on procède autrement.

jeudi 30 mai 2013

On dirait qu'ça t'gêne de marcher dans la boue...

Mardi, il a plu par intermittence.
Mercredi, il a plu très fort très régulièrement.
Jeudi, il a plu toute la journée sans discontinuer.
Vendredi, c'est demain, et l'après-midi devrait amener le premier rayon de soleil depuis un bon moment.

Le chantier a quand même avancé malgré tout, au ralenti. La dalle est prête à être coulée sur la totalité de la surface, et l'arrivée du puits canadien à l'intérieur de la maison est prête.

Pour les artisans, la période est rude avec cette continuité des intempéries et le manque de chantiers. Les chantiers n'avancent pas, donc ils ne sont pas payés. Or, le matériel a déjà été acheté, les salaires sont à payer et la trésorerie donne des signes de faiblesse. Le moral n'est pas bon, mais les premiers rayons de soleil n'annoncent pas forcément des bonnes nouvelles : les pressions pour l'avancée des chantiers va être importante...

Le chemin de l'entrée. C'est impraticable.
Il devrait servir en ce moment aux ouvriers à passer de la bétonnière à la dalle de la maison avec la brouette.

On s'enfonce de 10 à 15 cm.
Escarpins s'abstenir...



Tentative de passage en force avec le tractopelle
pour apporter du béton pour les plots de la terrasse.
Bilan : ornières profondes. On arrête les frais pour aujourd'hui...



samedi 18 mai 2013

Finies les vacances : au boulot !

C'est donc reparti, toujours sous la pluie.

La dernière fois, l'enveloppe du vide sanitaire était prête. Maintenant, il faut passer à la dalle.

Le support est constitué de solives en béton entre lesquelles sont placés des isolants solides en polystyrène. Le tout est grillagé sur le dessus et maintenu sur les côtés par des supports béton et ferraille. La dalle béton sera coulée par dessus.

C'est ensuite seulement que la maison sera écologique. Hé oui, à notre grande désolation, il aura fallu creuser profond et large, et remplir de béton et de ferraille. Mais pas le choix : les études de sol et de béton sont incontournables sur ce type de sol, et les entreprises ne prennent pas de risque.

Ceci dit, pour avoir visiter quelques maisons fissurées (même anciennes) dans le coin, on préfère assurer correctement. Presque toute la commune d'Agen est classée en risque gonflement-retrait d'argile. Ce qui ne l'est pas est soit en zone inondable (Garonne), soit en zone de risque de glissement de terrain (coteaux).

Fermeture du film anti-termites sous le vide sanitaire

Evacuations et arrivées sont posées.

Pose des solives en béton et de l'isolant.
Une bordure en béton est posée et ferraillée.
Le dessus est également ferraillé.

La dalle est coulée. Planéité : +/- 1cm/10m, soit 1mm/m
 
Une partie au milieu reste non terminée.
Il faut encore creuser l'arrivée du puits canadien (2 m de profondeur)
et le sol ne doit pas s'effondrer sous le poids des machines.
Or, des pluies sont annoncées. On reprendra après le week-end de Pentecôte.


dimanche 28 avril 2013

Le vide sanitaire

Cette semaine, c'était l'opération "vide sanitaire".

Lundi : stratégie du hérisson.
On bétonne à nouveau et on ferraille.

Mardi : encerclement.
Le film anti-termite est installé. Les agglo viennent par dessus.

Mercredi : deuxième rangée d'agglo.

Là, on voit bien les deux centimètres entre les deux maisons.

Jeudi : travail au millimètre pour le troisième et dernier rang.
Les trois rangs ont été ferraillés horizontalement à l'intérieur.
La semaine suivante, du béton sera coulé dans les agglos.

Vendredi : 4 rangs de parpaings pour les entrées de maison.
Les premiers tuyaux apparaissent.
Les agglos blancs sont en polystyrène : ils servent à faire le volume pour couler le béton autour.
Ensuite, ils seront enlevés pour créer les aérations du vide sanitaire.

Vendredi soir, le terrain est rendu en bon état, aucun déchet ne traîne. Les deux ouvriers ont travaillé de 8h à 17h (avec les pauses réglementaires) de manière minutieuse et sérieuse.

Pour les anciens : le laser a remplacé le fil à plomb et tout est millimétré.

jeudi 18 avril 2013

C'est parti !

Cette fois, c'est parti. Un peu de printemps, et on en a profité pour creusé des trous avec notre seau et notre pelle. On a semé du bon béton bien frais. On espère que ça poussera bien, maintenant !

 
Fondations sur fond de cerisiers en fleurs
      
Béton tout frais coulé
Le plan des fondations

C'est pour poser les plots pour une terrasse en bois.
Presque 1 m de long sur 0,3 de large, ça devrait tenir, je pense...

Haute couture en grilles métalliques

La même en double croisement
Ca, c'était les recommandations juste avant.

Et là, c'est pour juste après. Patience.


mardi 2 avril 2013

L'art de la patience

Louer une maison : 15 jours
Un peu de recherche, et hop !

Acheter une maison : 4 mois
Un mois de recherche, quelques délais réglementaires et notariaux, et voilà.

Faire construire : 1 an
Acheter un terrain, trouver un constructeur, construire.

Pour nous : 3 ans
1è phase : réflexion autour de l'habitat groupé (juin 2010 - mai 2011)
2è phase : achat du terrain (mars 2011 - septembre 2011)
3è phase : permis de construire (septembre 2011 - janvier 2012)
4è phase : études thermique, de sol, etc. (novembre 2011 - avril 2012)
5è phase : appel d'offres aux artisans (mars 2012 - septembre 2012)
6è phase : dialogue avec les artisans jusqu'à signature (août 2012 - février 2013)
7è phase : construction (janvier 2013 - décembre 2013 ?)

Alors c'est pas deux mois de flotte d'affilée
qui vont nous faire perdre patience !!!

En attendant,
pendant qu'on profite de ce moment de pause,
un conseil
...


Pourquoi c'est si long ?
C'est un projet expérimental pas commun. Les maisons passives débutent dans le Sud-ouest, les artisans ne sont pas forcément au point, il faut coordonner les travaux différemment, des études sont menées pour éviter les écueils importants, et après viennent les détails...

lundi 1 avril 2013

Le prêt relais

Quand on est propriétaire d'une maison et qu'on souhaite en changer, il faut à un moment donné vendre l'ancienne maison, puis acheter la suivante.

Le prêt relais, comme son nom l'indique, permet de faire le relais entre les deux situations : vous habitez toujours votre ancienne maison, vous construisez l'autre pendant ce temps-là. Et quand c'est terminé, vous emménagez et vous vendez l'ancienne. Pendant ce temps-là, vous payez uniquement des intérêts sur la somme due et vous remboursez la totalité à une échéance donnée.

Facile.

L'inconvénient, c'est que les intérêts sont très chers et donc qu'il faut réduire le temps passé à rembourser. Donc terminer ua plus vite la maison à construire et vendre au plus tôt l'ancienne. Si les délais s'allongent, ça coûte un bras, et si jamais l'une ou l'autre des opérations ne se fait pas dans les délais (la construction ou la vente, en général sur 12 ou 24 mois maxi), c'est la panique : après négociation et reports, la banque peut réclamer la totalité de la somme et peut donc faire vendre aux enchères vos biens.

La tendance étant à l'allongement des durées d'acquisition et à l'incertitude sur la durée de construction, il faut donc faire attention et sécuriser son parcours autant que possible.

J'ai trouvé cette image dans un autre blog de construction.
La page sur le prêt relais est bien faite et pédagogique et comme j'ai pour habitude de ne pas réinventer l'eau tiède,
je vous laisse le lien ici : http://lapajaparis.ouvaton.org/HousePret.html


Nous avons procédé autrement

Nous avons procédé autrement : nous avons vendu notre ancienne maison et loué une autre pendant la durée des travaux. Bien sûr, ça signifie deux déménagements, mais c'est aussi l'assurance d'avoir l'argent en caisse avant d'attaquer le projet : on est un plus serein comme ça. C'est aussi un loyer à payer, mais ça reste moins violent qu'un prêt relais. Et comme les travaux tardent à cause des intempéries, on ne regrette pas.

Il y aura une période limitée où nous aurons à payer à la fois le loyer et les intérêts de l'emprunt normal. Normalement, ça ne se fera qu'en fin de chantier puisque nous avons un apport personnel.

Comme location, nous avons trouvé à 200 mètres du chantier de construction : on peut surveiller tous les jours l'avancée des travaux (et donc voir qu'en ce moment, ça n'avance pas, mais que le tractopelle reste sur place dans l'eau, prêt à creuser quand ça aura séché). Nous avions même trouvé une location voisine du terrain, mais on s'est fait souffler la place...

En attendant, on a stocké des cartons dans le garage. Et on n'y touche pas.
Comme quoi, ça doit être plein de choses indispensables dedans...

Autre inconvénient possible de l'affaire : tout l'argent est en ce moment en banque. Et la situation bancaire, économique et monétaire n'est pas franchement rassurante. Donc on aimerait bien que les travaux commencent afin que nous ne soyons pas victimes d'un braquage par des gangsters en col blanc si jamais on nous fait un coup du genre Chypre ou Grèce. Ce risque est quand même moindre qu'un prêt relais, mais les probabilités ne sont pas nulles.

Notre choix entre le prêt-relais et la solution non bancaire (vente puis location) s'est fait en fonction de la sécurité et de la sérénité qu'on pouvait en tirer. La construction est déjà une épreuve, si on ajoute des incertitudes de financements ou autres, ça rend la vie plus stressante.